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Apprendre le Concerto Italien de JS Bach

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Voilà plus de 6 mois que j'ai commencé l'étude du Concerto Italien. 6 mois de mesures répétées, de phrases musicales reprises. Je n'ai pas terminé l'étude de cette oeuvre, mais je m'approche de la fin. L'occasion de faire un retour sur ces 6 mois avec Bach.
Il est vrai que le Concerto Italien est très long. L'édition sur laquelle je travaille (Henle-Verlag) compte 17 pages, et dure un peu plus de 15mn. Il comprend trois mouvements : j'ai mis 3 mois et demi pour arriver au bout du premier mouvement, le deuxième un peu plus de 1 mois, et le dernier, je suis encore dedans, mais au moins 4 mois (j'espère pas plus).
 
Les trois mouvements sont assez inégaux.Et quand j'ai commencé le premier mouvement, je ne me doutais pas de ce qu'il arriverait ensuite, ou plutôt enfin. Si le premier mouvement n'est pas facile, le deuxième est plus accessible, mais le troisième est franchement difficile. J'aurais peut-être pu apprendre l'oeuvre plus rapidement. Mais je dois reconnaître que si le niveau d'exigence qu'a ma prof de piano nous a certainement allongé le travail, il me permet en contrepartie de prendre bien plus de plaisir dans ce que je joue.
 
Tout le travail fourni pour travailler cette oeuvre m'inquiète un peu. Est-ce que ce ne sera pas du travail perdu ? Autrement dit est-ce que je garderai les automatismes acquis pour rejouer le morceau à nouveau dans quelques temps sans devoir tout reprendre ? Le retour des vacances d'été est révélateur. Sans jouer pendant quelques semaines, il me faut retravailler les différents mouvements pour pouvoir les rejouer sans trop de peine. Au départ, fin décembre, dès que ma prof de piano m'a joué les premières mesures, je me suis immédiatement réjouis de travailler cette oeuvre magnifique. Le temps passant et les mesures défilant, je reste très fier de jouer ces phrases souvent confondues les unes aux autres, et ces rythmes si animés. Mais elles me demandent quand même une grande concentration et une certaine maîtrise des enchaînements, que je risque de perdre vite si je ne pratique pas régulièrement.
 
Enfin, mon épouse, qui n'est pas spécialement musicienne, commence à me faire comprendre que le concerto italien, c'est joli, mais qu'il serait temps de passer à autre chose. Pour ma part, même si c'est un peu éloigné de ce que j'avais l'habitude d'écouter, malgré les mois passés, j'apprécie toujours autant les différentes interprétations de l'oeuvre, peut-être même plus qu'auparavant. Maintenant que je sais où se cachent les pires difficultés comme les meilleurs passages… Cependant, il est effectivement arrivé un moment où j'ai vraiment ressenti le besoin de changer d'air, et de jouer autre chose. J'ai donc fait une pause, un peu contraint et forcé par le boulot, mais finalement assez salutaire, puisqu'elle m'a permis de me motiver à nouveau pour terminer le travail.
 
C'est la dernière ligne droite, et j'espère qu'à la fin de l'été, je pourrais enfin changer de perspectives pour la nouvelle année qui commence, avec un nouveau morceau à travailler !
 
 

7 Commentaires

  1. Bonjour
    Bach est une source inépuisable. Mais son amour des italiens est bien réel.
    Je n’apprends que le 1er mouvement et c’est une joie indiscible d’en venir à boit..
    Le deuxième est une fleur, une aria enchanteresse.
    Le troisième vous avez raison est sans doute le plus difficile techniquement et à faire chanter. Je ne l’apprends pas.
    En tout cas si vous voulez un troisième choix pour l’écourter prenez Alfred BRENDEL dans son unique CD de Bach. un régal à tout point de vue. Amitié.

    • Merci pour ce commentaire et pour le conseil d’écoute.
      Comme je le craignais, je n’ai pas repris ce morceau pendant de trop longs mois, et évidemment, c’est difficile !
      Bon courage à vous pour votre apprentissage !

  2. Merci pour vos commentaires,je vais commencer le déchiffrage de la deuxième partie .Sur France musique, récemment il y a une émission i nteressante, sur les différentes interprétations et Brendel arrivait en premier,mais il y avait des interprétations surprenantes aussi.

  3. Cela me rappelle mon concours d’entrée en 3è cycle au conservatoire. Le concerto italien faisait partie de mon programme. C’était en 1997 ! J’ai été admis d’ailleurs 🙂

  4. Je me souviens avoir beaucoup travaillé et profité des excellents et nombreux conseils de mon professeur. Elle était très dynamique et elle faisait partie de cette nouvelle génération d’enseignants qui avait rompu avec certaines approches…disons désuètes (voire erronées), mais qui avaient encore court dans les années 90, chez certains profs, dans les conservatoires français. Bref, par exemple, on pouvait encore trouver des Hanon sur les pupitres pour faire court.
    J’avais également joué les variations op.82 en mi b majeur de Mendelssohn. Il devait y avoir un 3e morceau, un Brahms je crois.
    C’était un sacré stress de rentrer dans la grande salle parquetée et haute de plafond avec un jury de 4 ou 5 professionnels avec le Yamaha C7 en plein milieu ! A 17 ans…
    Il faudrait que je ressorte ces partitions mais je suis actuellement occupé par les Klavierstucke op. 118 de Brahms et ensuite j’ai prévu un Impromptu de Schubert.

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